Natixis réalloue ses investissements vers le Japon au détriment des États-Unis
La société de gestion Natixis Investment Managers a augmenté la part des actions japonaises dans ses portefeuilles tout en réduisant son exposition au marché américain. Le gestionnaire s'appuie sur la solidité de la croissance nippone et un cadre monétaire jugé plus porteur.
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Le gestionnaire d'actifs Natixis Investment Managers (société financière qui gère des capitaux pour le compte d'investisseurs) a révisé la répartition de ses portefeuilles globaux. L'établissement a augmenté son allocation (la part de capital investie dans une catégorie d'actifs) en actions japonaises (titres de propriété d'entreprises nippones), tout en réduisant parallèlement son exposition (le niveau de risque financier engagé sur un marché) aux actions américaines.
Une dynamique économique nippone soutenue par les taux
Cette décision repose sur l'anticipation d'une dynamique de croissance durable au Japon. Les stratèges de la firme, Mabrouk Chetouane et Romain Aumond, mettent en avant l'impact des pressions inflationnistes (la hausse générale des prix) qui poussent à la hausse les rendements des obligations d'État (les taux d'intérêt versés par la dette publique du pays). Cette trajectoire reflète une économie qui gagne en fermeté.
Des politiques économiques plus favorables à Tokyo qu'à Washington
Selon Natixis, le contexte institutionnel japonais s'avère actuellement plus avantageux pour les marchés d'actions que le contexte américain. Les politiques monétaires (les décisions prises par la banque centrale concernant les taux d'intérêt) et les politiques budgétaires (les leviers de dépenses de l'État) apportent un soutien jugé plus solide à l'économie et aux entreprises cotées au Japon qu'aux États-Unis, où la position a été allégée.
« Les politiques monétaire et budgétaire du Japon sont plus favorables à son économie et à son marché boursier qu'aux États-Unis », soulignent les stratèges de la société de gestion.
Quel enseignement pour la gestion de portefeuille ?
Pour un particulier qui gère un compte-titres ou suit la composition de ses placements globaux, cet arbitrage illustre un mouvement de rotation géographique (un transfert de capitaux d'une zone géographique vers une autre). Si le PEA (Plan d'Épargne en Actions) reste réservé aux titres européens, les investisseurs exposés aux marchés mondiaux à travers des ETF (fonds indiciels cotés en bourse qui répliquent la performance d'un panier d'actions) constatent une attractivité renforcée des marchés asiatiques face à un marché américain jugé moins soutenu par son environnement macroéconomique.