La prime de terme reste élevée sur les obligations selon Pimco
La société de gestion Pimco estime que la surprime exigée par les investisseurs pour détenir de la dette à long terme restera élevée. Cette situation crée des opportunités d'achat sur des rendements obligataires devenus plus attractifs.
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La société de gestion Pacific Investment Management Co. (Pimco, l'un des principaux gérants mondiaux spécialisés dans les titres de dette) estime que la prime de terme (la rémunération supplémentaire exigée par le marché pour prêter de l'argent à long terme plutôt que de renouveler des prêts à court terme) restera élevée. Selon le gestionnaire américain, cette situation perdurera à moins qu'un ralentissement économique inattendu ne survienne.
Une rémunération accrue pour le risque de long terme
La prime de terme agit comme une compensation face aux incertitudes futures, telles que les variations imprévues de l'inflation (la hausse généralisée des prix) ou le niveau d'émission de dette publique. Lorsque les investisseurs exigent une prime plus forte, les obligations d'État (les titres de créance émis par les gouvernements pour se financer) proposent des rendements (le taux d'intérêt annuel effectif rapporté au prix du titre) plus élevés sur les échéances lointaines.
Conséquences pour la gestion de portefeuille
Pour un investisseur qui cherche à équilibrer son patrimoine, cette dynamique modifie l'attractivité de la dette souveraine à travers plusieurs aspects :
- Les ETF obligataires (des fonds cotés en bourse répliquant un panier d'obligations) exposés aux échéances longues offrent des taux de rendement plus généreux.
- La détention de titres à longue maturité (la durée restant à courir avant le remboursement final du capital) permet de verrouiller ces niveaux de taux sur plusieurs années.
Le rôle de la conjoncture économique
Ce niveau élevé de rémunération dépend néanmoins du contexte macroéconomique. Si une récession venait à se concrétiser, les banques centrales (les institutions qui fixent les taux d'intérêt directeurs) diminueraient rapidement le coût de l'argent. Ce mouvement ferait baisser les taux longs futurs tout en entraînant une hausse de la valeur marchande des obligations déjà détenues en portefeuille.