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L'intelligence artificielle peut-elle éponger le déficit américain

Face à la hausse continue de la dette souveraine des États-Unis, les autorités économiques tablent sur les gains de productivité de l'intelligence artificielle pour stimuler la croissance. Un pari qui rappelle les débuts d'Internet, alors que le retour du déficit à un niveau soutenable reste un défi complexe.

Fil « Le potentiel de croissance de l'intelligence artificielle face aux défis budgétaires américains »

Le directeur du Conseil économique national américain, Kevin Hassett, estime que les bénéfices économiques de l'intelligence artificielle (IA) pourraient être nettement plus élevés que ne le révèlent les données actuelles. Il compare la période présente aux débuts d'Internet, une époque durant laquelle l'amélioration des capacités de calcul restait difficile à capturer dans les statistiques officielles.

La productivité face au fardeau de la dette

Pour les autorités économiques, l'accélération potentielle de la productivité constitue un levier clé pour faire face à la dette souveraine (les emprunts émis par l'État pour financer ses dépenses) des États-Unis. Tout en affichant son optimisme sur la croissance, Kevin Hassett reconnaît qu'il sera difficile de ramener le déficit public (l'écart annuel négatif entre les recettes et les dépenses de l'État) au niveau cible de 3 % du produit intérieur brut (PIB, l'indicateur mesurant la richesse totale produite par un pays).

Pour tenter de résorber ce déséquilibre budgétaire, plusieurs éléments sont mis en avant :

  • Une réduction des effectifs de la fonction publique fédérale afin de générer des économies directes ;
  • Des gains d'efficacité technologiques encore mal comptabilisés dans les chiffres officiels ;
  • Un soutien durable à la croissance économique globale pour alléger la charge de la dette.

Les bénéfices économiques de l'IA pourraient s'avérer bien plus importants que ce que montrent les statistiques actuelles.

Quels enjeux pour les épargnants ?

Pour un investisseur exposé aux actions américaines, notamment par le biais d'ETF (fonds indiciels cotés en bourse qui répliquent la performance d'un panier d'actions), la trajectoire des finances publiques américaines reste un élément macroéconomique central. Si l'intégration de l'IA génère effectivement un surcroît de productivité, cela pourrait soutenir les résultats des entreprises et détendre les taux sur le marché des obligations (les titres de créance émis par les États ou les entreprises). À l'inverse, des déficits persistants continuent de peser sur la soutenabilité budgétaire à long terme.