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La Fed voit dans les investissements en IA un risque majeur d'inflation pour 2027

Les dépenses colossales consacrées à l'intelligence artificielle pourraient raviver les tensions sur les prix. Une responsable de la Réserve fédérale américaine pointe désormais ces investissements comme la principale menace inflationniste à l'horizon 2027.

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Une nouvelle menace surveillée par la banque centrale

Une gouverneure de la Fed (la Réserve fédérale, la banque centrale américaine qui fixe le coût du crédit) a identifié la montée en puissance de l'IA (l'intelligence artificielle) comme le principal risque de résurgence de l'inflation (la hausse générale des prix) à l'horizon 2027.

Alors que les gains de productivité apportés par ces technologies sont souvent présentés comme un facteur d'apaisement des coûts sur le long terme, la phase actuelle d'équipement massif nécessite un apport de capitaux sans précédent. C'est cette phase de déploiement d'infrastructures qui inquiète les autorités monétaires.

Les mécanismes d'une pression sur les prix

Pour mettre en place ces technologies, les entreprises technologiques augmentent considérablement leurs dépenses d'équipement. La construction de cette infrastructure pèse sur les ressources économiques mondiales de plusieurs manières :

  • Une forte demande en data centers (centres de données spécialisés qui hébergent les serveurs) ;
  • Une pression accrue sur l'approvisionnement en énergie (électricité nécessaire au fonctionnement et au refroidissement des installations) ;
  • Une concurrence vive sur les composants électroniques de pointe.

Cette concentration d'achats sur des biens matériels et énergétiques crée des goulots d'étranglement qui soutiennent artificiellement les coûts de production globaux.

Impact direct sur la politique monétaire et l'épargne

Pour l'épargnant qui investit via des ETF (fonds cotés en bourse reproduisant l'évolution d'un indice) ou sur son PEA (Plan d'Épargne en Actions, compte réglementé offrant une fiscalité allégée sur les actions européennes), cette analyse de la banque centrale apporte des éclairages majeurs :

Les investissements massifs dans l'infrastructure de l'IA représentent le risque dominant pour la trajectoire des prix d'ici 2027.

Si ces investissements maintiennent une pression haussière sur l'économie globale, la banque centrale américaine pourrait être contrainte de garder des taux d'intérêt (le niveau fixé par la banque centrale qui détermine le coût de l'emprunt pour les banques et les ménages) plus élevés que prévu. Cela encadre directement les conditions de financement de l'ensemble du marché actions.