STMicroelectronics mise sur la surveillance automobile à bas coût
Le fabricant de semi-conducteurs (composants électroniques essentiels à l'informatique) STMicroelectronics a présenté un nouveau capteur d'imagerie infrarouge destiné à généraliser le contrôle de l'attention au volant. Cette innovation vise à équiper l'ensemble du parc automobile, alors que le groupe fait face à des résultats financiers contrastés.
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Une avancée technique pour réduire le coût des caméras
Le 14 septembre, STMicroelectronics a introduit le ST SafeSense VD56GA, un capteur d'image infrarouge (technologie optique mesurant la lumière invisible pour la vision nocturne) de 1,1 mégapixel mesurant seulement 3,7 mm par 3,2 mm. Ce composant est spécialement conçu pour alimenter les caméras surveillant le conducteur et les passagers à l'intérieur de l'habitacle.
Grâce à une hausse de 35 % de la netteté et de près de 60 % de la sensibilité infrarouge par rapport à la génération précédente, STMicroelectronics estime que les constructeurs pourront utiliser des lentilles plus économiques, un éclairage simplifié et se passer d'une puce dédiée au traitement d'image. L'objectif est d'abaisser le coût global du module d'imagerie pour l'intégrer au-delà des véhicules haut de gamme.
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"produit": "ST SafeSense VD56GA",
"dimensions_mm": "3.7 x 3.2",
"resolution_mpx": 1.1,
"gain_nettete": "+35%",
"gain_sensibilite_ir": "+60%"
}
Des volumes en hausse sur un marché dynamique
L'opportunité commerciale repose sur des perspectives sectorielles en forte expansion. Un analyste du cabinet Yole Group prévoit que les volumes de capteurs de surveillance des occupants dépasseront 70 millions d'unités d'ici 2031. Plus tôt cette année, STMicroelectronics avait déjà passé le cap du 10 millionième capteur d'image automobile SafeSense livré.
Du côté des résultats globaux, l'entreprise a enregistré au deuxième trimestre (clos le 27 juin) un chiffre d'affaires de 3,49 milliards de dollars, en progression de 26,0 % sur un an. Le directeur général Jean-Marc Chéry a indiqué que les réservations étaient solides sur tous les marchés finaux et que les stocks en distribution étaient tombés sous la cible. Pour le troisième trimestre clos le 26 septembre, le groupe vise un chiffre d'affaires médian de 3,70 milliards de dollars.
« Les réservations étaient fortes sur chaque marché final et les stocks en distribution sont tombés en dessous de l'objectif. »
Des fragilités financières qui pèsent sur la rentabilité
Malgré la dynamique de l'imagerie, la marge opérationnelle (pourcentage des ventes conservé après paiement des charges d'exploitation) s'est établie à seulement 5,4 % au deuxième trimestre selon les normes comptables américaines GAAP. Le segment puissance et composants discrets accuse une perte opérationnelle de 99 millions de dollars (contre une perte de 56 millions un an plus tôt), avec une croissance des ventes limitée à 3,7 %.
Sur les douze derniers mois, le flux de trésorerie disponible (argent liquide restant après dépenses d'investissement) est négatif à -261 millions de dollars. Au 27 juin, la dette financière totale atteignait 4,02 milliards de dollars, soutenue par l'émission de 1,5 milliard d'obligations convertibles durant le trimestre.
Du côté des marchés financiers, l'intérêt institutionnel s'est renforcé :
- 75 fonds spéculatifs détiennent la valeur, contre 37 au trimestre précédent.
- Les ventes à découvert (positions spéculatives pariant sur la baisse du cours) ne représentent que 2,19 % du flottant.
- Le ratio cours sur bénéfices futurs (forward P/E, mesure de valorisation) s'établit à 19,16 au 18 septembre.