Samsung et Qualcomm repoussent leur accord sur les puces de 2 nanomètres
Le concepteur américain Qualcomm et le fabricant sud-coréen Samsung peinent à s'entendre sur les tarifs de production des futurs composants à très haute performance. Ce désaccord financier retarde la conclusion d'un partenariat industriel majeur pour le secteur de la microélectronique.
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Un bras de fer financier sur les coûts de fabrication
Le concepteur américain de puces Qualcomm et le groupe sud-coréen Samsung ont différé la signature de leur accord commercial. La négociation achoppe sur le prix de production des composants gravés en 2 nm (nanomètres, une unité de mesure qui indique le niveau de miniaturisation des transistors placés sur une puce électronique).
Cette situation illustre les tensions croissantes entre les entreprises dites fabless (des sociétés qui conçoivent l'architecture des puces sans posséder d'usines de fabrication) et les fondeurs (les industriels qui possèdent les usines de pointe nécessaires pour produire physiquement ces puces).
Les enjeux de la finesse de gravure en 2nm
La technologie en 2 nm représente la nouvelle étape industrielle pour rendre les puces plus rapides et moins gourmandes en énergie, un enjeu crucial pour les smartphones de nouvelle génération et l'intelligence artificielle.
- Des investissements massifs : la mise en place de lignes de production ultra-modernes nécessite plusieurs milliards de dollars d'équipements.
- Un arbitrage sur les marges : Qualcomm cherche à limiter la hausse de ses coûts d'approvisionnement pour préserver ses marges bénéficiaires.
- Un rendement industriel exigeant : fabriquer des composants aussi minuscules génère au démarrage un taux élevé de pièces défectueuses, ce qui renchérit le coût unitaire de chaque puce fonctionnelle.
Quelle grille de lecture pour l'épargnant ?
Pour l'investisseur qui détient des lignes dans le secteur des technologies ou des ETF (fonds indiciels cotés reproduisant la performance d'un panier d'actions), ce retard met en évidence la hausse constante des coûts dans la chaîne de valeur des semi-conducteurs (les matériaux de base servant à fabriquer les puces).
Ce blocage tarifaire montre que la course à la puissance technologique se heurte désormais à une équation économique de plus en plus difficile à résoudre pour les acteurs du secteur.
Les négociations se poursuivent entre les deux groupes pour tenter d'aboutir à un compromis tarifaire.