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Xerox : le fonds Starteepo monte à 7,34 % et exige une revue stratégique de la filiale financière

Le fonds d'investissement Starteepo accentue sa pression sur le conseil d'administration de Xerox. Estimant que le groupe informatique américain reste très sous-évalué par le marché, il réclame des mesures stratégiques urgentes sur sa filiale de financement avant les échéances de dette de 2028.

Fil « Montée au capital du fonds Starteepo dans Xerox et pressions de gouvernance »

Le fonds activiste (organisme de placement qui achète des parts pour influer sur la gestion stratégique d'une entreprise) STARTEEPO SICAV a.s. a annoncé avoir porté sa participation globale à 7,34 % chez Xerox Holdings Corporation (coté sur le marché américain du NASDAQ). Détenue à la fois en actions et en options (contrats financiers donnant le droit d'acheter ou de vendre un titre à un prix fixé), cette position renforcée s'accompagne d'un appel direct au conseil d'administration pour libérer ce qu'il considère comme une valeur actionnariale mal valorisée.

La filiale Xerox Financial Services au cœur des exigences

Au centre des revendications figure la division Xerox Financial Services (XFS), spécialisée dans le financement des achats d'équipements pour les clients. Selon STARTEEPO, cette filiale constitue une « valeur cachée » dont la valeur d'entreprise (mesure de la valeur globale d'une société incluant sa capitalisation et sa dette nette) est estimée entre 1,3 milliard et 1,5 milliard de dollars. Cela représenterait environ 7,69 dollars par action, soit plus du double du cours de bourse actuel de l'ensemble du groupe Xerox.

Le fonds regrette que la performance de XFS soit actuellement masquée au sein du segment de reporting « Imprimantes et autres ». STARTEEPO demande une transparence accrue au plus tard lors de la publication des résultats du troisième trimestre, exigeant la communication de données claires sur :

  • Les créances financières en portefeuille ;
  • Le mode de financement et le spread (écart entre le coût de financement et le taux appliqué au client) ;
  • La performance de crédit et le rendement des capitaux propres (ROE, ratio mesurant la rentabilité des fonds investis).

Vers un modèle « capital léger » avant les échéances de 2028

Afin d'aborder sereinement les échéances de remboursement de la dette prévues en 2028, STARTEEPO demande l'embauche de conseillers financiers indépendants pour mener une revue stratégique. Le fonds suggère plusieurs options d'évolution pour XFS, telles qu'une joint-venture (coentreprise avec un partenaire), une entrée d'investisseur en capital, ou encore une vente partielle ou totale de l'activité.

L'objectif affiché est d'orienter Xerox vers une structure dite de « capital léger » (capital-light, organisation limitant l'immobilisation de fonds propres et l'endettement), une méthode déjà adoptée par des pairs du secteur comme HP, General Electric ou Siemens.

« Les structures financières de capital léger sont une pratique établie, éprouvée dans de multiples marchés et industries par des entreprises de premier plan. »

Selon le fonds, cette stratégie de désendettement et de recentrage opérationnel permettrait d'atteindre une valeur d'action pour les investisseurs pouvant s'élever jusqu'à 3,3 milliards de dollars, soit plus de 18 dollars par action.