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Tensions entre les États-Unis et l'Iran : le pétrole repart en forte hausse hebdomadaire

Les cours du pétrole s'orientent vers de très forts gains cette semaine face à l'escalade militaire entre Washington et Téhéran. Après un bref répit à la fin du mois d'août, la situation dans le détroit d'Ormuz alimente de nouveau la volatilité sur les marchés mondiaux.

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L'escalade militaire ravive la hausse des cours

Les prix du pétrole brut (le pétrole non raffiné extrait du sol) s'orientent vers une nette hausse sur l'ensemble de la semaine. Cette progression est alimentée par l'amplification des tensions entre les États-Unis et l'Iran. Les frictions stratégiques autour du détroit d'Ormuz (un canal maritime étroit par lequel transite une part majeure du pétrole mondial) font de nouveau craindre aux investisseurs des perturbations majeures sur l'approvisionnement en énergie.

Un répit de courte durée sur les flux d'exportation

Cette poussée des cours intervient après une brève période d'apaisement observée à la fin du mois d'août. À cette période, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs indiquait que les exportations régionales s'étaient redressées pour atteindre 15 à 16 millions de barils par jour (un baril équivalant à 159 litres de pétrole brut). Ce niveau représentait environ deux tiers du rythme habituel et avait permis de limiter temporairement l'impact du conflit sur le marché pétrolier.

Des frappes ciblées et des menaces d'opérations

Cependant, la situation militaire s'est rapidement tendue au début du mois de septembre. L'armée américaine a mené des frappes contre des installations de roquettes iraniennes destinées à bloquer le détroit. La perspective de nouvelles interventions américaines contre l'Iran a balayé les espoirs d'une normalisation durable, entraînant un retour de la volatilité (la mesure de l'ampleur des variations des prix d'un actif).

Les enjeux pour les investisseurs et l'inflation

Pour un épargnant diversifié via un PEA (Plan d'épargne en actions, un compte bancaire bénéficiant de réductions d'impôts en France) ou des ETF (des fonds indiciels cotés qui répliquent la performance d'un panier d'actions), la trajectoire des cours de l'énergie reste cruciale. Une remontée durable du baril alimente l'inflation (la hausse générale des prix), un phénomène susceptible de peser sur les décisions des banques centrales concernant les taux d'intérêt et de peser sur la valorisation globale des marchés actions.