Tensions au détroit d'Ormuz : les flux pétroliers remontent aux deux tiers de leur niveau initial
Après plusieurs mois de fortes turbulences et des craintes de choc inflationniste, les flux d'hydrocarbures au détroit d'Ormuz amorcent un redressement significatif. Selon la banque Goldman Sachs, les exportations régionales ont atteint 15 à 16 millions de barils par jour, ce qui limite l'impact de la guerre en Iran sur le cours du pétrole brut.
Fil « Tensions sur le détroit d’Ormuz »

Un soulagement progressif sur les marchés de l'énergie
Le détroit d'Ormuz (la voie maritime stratégique par laquelle transite une part majeure des hydrocarbures mondiaux) a été au cœur de vives tensions géopolitiques liées à la guerre en Iran. Cette crise a alimenté une forte volatilité (amplitude des variations de cours), menaçant de raviver l'inflation (la hausse générale des prix) à l'échelle globale. Après une crise marquée par l'envolée du prix du gazole liée au gel des capacités de raffinage, de récents signaux diplomatiques entre l'Iran et Oman avaient permis au cours du Brent (le pétrole brut de référence) de refluer aux alentours de 86 dollars.
Les chiffres clés de la reprise selon Goldman Sachs
Une étude publiée par les analystes Daan Struyven et Yulia Zhestkova Grigsby de la banque d'affaires Goldman Sachs montre une nette amélioration du trafic maritime dans la région du Golfe persique :
- 15 à 16 millions de barils par jour : c'est le volume total des exportations actuelles de pétrole brut et de produits raffinés transitant par la région.
- Deux tiers du niveau d'avant-guerre : c'est ce que représente le flux actuel par rapport aux volumes enregistrés avant le début du conflit.
- 5 à 6 millions de barils par jour : le niveau au plus bas (le creux d'activité) qui avait été touché au mois de mars.
Un déficit d'approvisionnement qui demeure
Malgré ce redressement qui permet de plafonner la hausse des prix du brut, le retour à la normale n'est pas total. Goldman Sachs souligne que les volumes d'exportation restent inférieurs de 7 à 8 millions de barils par jour à leurs niveaux antérieurs au conflit.
Les exportations de pétrole brut et de produits pétroliers de la région sont remontées à 15 à 16 millions de barils par jour, aidées par la hausse des traversées du détroit d'Ormuz.
Pour les épargnants qui suivent leurs portefeuilles, la stabilisation relative de ces flux énergétiques réduit temporairement le risque d'un nouveau choc pétrolier majeur, un élément clé pour l'évolution des taux d'intérêt et des marchés boursiers.