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Gel des pensions élevées : la piste du gouvernement pour réduire le déficit

Pour éponger le déficit public, le ministère de l'Économie envisage de bloquer la revalorisation des retraites les plus aisées. Cette mesure de désindexation par rapport à l'inflation pourrait générer plusieurs milliards d'euros d'économies pour l'État. Voici le détail du projet et ce qu'il implique pour le pouvoir d'achat.

Fil « Débat sur le gel des pensions des retraités aisés en France »

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Image : franceinfo.fr

Dans le but de réduire le déficit public (le solde négatif des finances de l'État), le ministère de l'Économie remet à l'ordre du jour une mesure budgétaire ciblée : le gel partiel des pensions des retraités les plus aisés. Cette orientation vise à rompre avec la règle habituelle d'alignement mécanique des retraites sur l'inflation (l'augmentation générale des prix à la consommation).

Une mécanique d'ajustement selon le niveau de retraite

Le principe reposerait sur une distinction stricte des montants perçus. Les petites pensions continueraient de bénéficier d'une revalorisation complète pour préserver le pouvoir d'achat des bénéficiaires, tandis que les plus élevées seraient gelées.

  • Pour une petite pension de 1 200 euros et une inflation à 2 %, le gain mensuel s'élèverait à 24 euros.
  • Pour une pension de 3 000 euros, la désindexation (l'absence d'augmentation automatique) priverait le retraité de 60 euros supplémentaires par mois.

Un barème progressif défendu par la majorité

Pour moduler cet effort financier, la majorité préconise une mise en œuvre progressive. C'est ce qu'explicite Daniel Labaronne, député EPR (Ensemble pour la République) et vice-président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale :

« Ceux qui ont des pensions plus confortables auraient une sous-indexation. Les retraités les plus aisés, eux, seraient totalement désindexés. C'est-à-dire que pour 2 % d'inflation, par exemple, les pensions ne sont pas augmentées. »

Un impact financier estimé entre 2 et 6 milliards d'euros

Selon la fixation précise des seuils, ce dispositif permettrait d'économiser entre 2 et 6 milliards d'euros dans le budget national. Cette prospective suscite des réactions contrastées : si certains retraités aisés jugent normal de participer au redressement des finances publiques, d'autres retraités dénoncent une dégradation continue de leur niveau de vie.

À ce stade, aucun seuil ni taux exact n'a été tranché. Les arbitrages officiels du gouvernement doivent intervenir à la rentrée.